Samedi 11 Octobre
Humeur du jour : Surexcitée
Le manque me pourrit. La vie s'acharne sur moi. J'ai peur d'elle d'ailleurs. Mes yeux me piquent, les larmes montent. Elles glissent au ralentit sur mes joues trop blanches. Je crois que j'ai peur de vivre. Je voudrais détruire ce foutu télephone qui sonne sans arrêt. Je voudrais tuer ma mère lorqu'elle me dit d'arrêter de voir le mal partout. Je voudrais briser RadioBlog lorqu'il arrête la chanson quand je pleure. Je voudrais pouvoir te regarder sans avoir les yeux mouillés. Oui ; Je voudrais. Si je m'étais écouté je t'aurais pris dans mes bras, je t'aurais dit à quel point je t'aime, à quel point tu comptes pour moi. Je t'aurais peut être fait comprendre. La vie à l'air si belle derrière cette vitre. J'ai du noir plein les yeux et mes poumons me brûlent. Je sais qu'un jour tu partiras. Je sais qu'un jour tu me décevras. Tu vois je ne suis même pas naïve et pourtant je suis là.
Demain tu partiras, tu me laisseras. Je me dirais ; dans ta gueule Eme, tu l'as pas volé, pétasse. Tu partiras ; je m'en voudrais. Ou je te dirais qu'il ne faut pas m'aimer, que je ne mérite pas ça. Tu ne pleureras même pas. Non, tu ne pleures jamais. Je me dirais que la vie est chienne et l'amour trop compliqué pour moi. Je te verrai, de loin. Je sourirai, comme si de rien était; tu oublieras, comme si de rien était. Et puis un jour, on se verra et on se rappelera.
Tu vois. Je ne t'aime plus, mais tu restes ma seule inspiration.
A la recherche d'un avenir.
J'attends vos propositions ?
Alors on fait comme avant, on met un disque, et puis on danse..